e d i t o r i a l

 

Longtemps après que les crécerelles se sont envolées vers leur destin d’adultes, en quête d’un lieu pour passer les froides journées de fin d’automne et de l’hiver ; je suis curieuse de savoir ce qui est advenu du petit miroir qu’un vent furieux a fait dégringoler de ma fenêtre jusque dans le nid. Je me penche  avec quelque difficulté et je regarde : la place est complètement vide, balayée. Le miroir a disparu. Il semblait pourtant bien calé. Que s’est-il passé ??? ...

 

Lorsque reviendra le printemps, mes amies ailées reviendront, dans les creux des hautes façades des maisons de onze étages,  jalonnant la ruelle qui les a vu naître.

 

Nous avons un drôle de climat en cette année 2012. La température saute du froid au chaud, danse plus souvent que le normal (ce qui est bien) sous la pluie ; s’amuse comme une folle faisant tout tournoyer poussée par un vent puissant dont je doute les bienfaits, s’il y en a. Ça sèche la terre trempée par la pluie, mais ça fait tomber les arbres, les poutres et tant, tant de choses se trouvant hors protection ; même les personnes qui s’aventurent, obligées ou pas, dans la rue...

 

Le mâle faisant la garde le 28 février. Déjà !!!

 

 

 

Lundi passé, c’était le 24 septembre 2012. Le ciel était gris, très gris, et il se mit à pleuvoir. Il plut tout le matin mais l’après-midi il y eut une éclaircie. Alors. j’ai ouvert la fenêtre de la chambre à coucher pour laisser entrer la lumière. Et, qu’est-ce que je vois ? Mes yeux ont du mal à y croire, mais c’est bien le couple de crécerelles qui, de nouveau et pour la troisième fois cette année, revient. Et de nouveau, le mâle fait la garde. Elles ne vont pas rester. Le froid de l’hiver les fera repartir, une troisième fois !!! C’est vraiment une année où il se passe de drôles de choses. La nature semble avoir perdu le repaire des saisons.

 

Demain, c’est le dernier jour de l’année (14 degrés dans mon appartement. Il est 17.14 h. Je porte le manteau de Danielle. Jusqu’à présent je n’ai pas eu froid mais, par prudence -le thermomètre peut encore descendre -. j’allume ma plaque électrique qui se trouve droit à côté de moi).

 

Depuis le début de novembre, un couple de mouettes s’est installé sur le toit d’en face, juste à la place où les crécerelles faisaient la garde. Il pleut beaucoup mais ce sont des oiseaux qui aiment l’eau et ça ne les fait pas partir. Elles ouvrent leurs ailes et secouent leurs plumes comme si elles étaient sous la douche. Elles sont immenses, deux. trois ou même quatre fois plus volumineuses que les crécerelles. Ce sont aussi des oiseaux de proie et ça me fait peur. J’espère qu’elles s’en iront avant que les crécerelles ne reviennent. Autrement, elle n’en feront qu’une bouchée. Il y aurait bataille, bien sûr : David contre Goliath et il ne s’agirait pas d’une fable, mais de la cruelle réalité.

 

20 novembre 2012

 

 

Nous voilà en 2013 : aujourd’hui, c’est le 5 janvier. Encore quelques mots au sujet des oiseaux de mon entourage.

 

Depuis plusieurs semaines déjà, les martinets (quel joli nom) sont de retour. C’est-à-dire, comme il fait de nouveau très froid pendant la nuit, je ne les revois plus. Ce climat qui change sans fin nous fait tourner la tête à tous, humains et animaux. Les saisons ne sont plus telles qu’elles étaient, mais un mélange de toutes ; poussant vers le chaud ou le froid à leur gré.

 

J’aurais dû les prendre en photo quand ils étaient là ; bien que ce soit difficile de les attraper au bon moment, car ils volent à une vitesse folle ; et virevoltent, bien sûr, trop rapidement pour laisser une trace reconnaissable sur le film. Je vais essayer tout de même quand ils reviendront. Entre temps, j’utilise les instantanées de la Wikipedia.

 

Je suppose que vous savez déjà que ces oiseaux passent toute leur vie dans l’air, en volant. Ils ne s’arrêtent que pour se reproduire et je me demande comment ils font. Je suppose qu’ils construisent leurs nids en restant accrochés par leurs pattes, pourtant presque inexistantes, comme les chauve-souris.

Ils sont restés là pendant plusieurs jours. Ils doivent retourner dans leurs anciens nids, car il paraît qu’en cela ils sont fidèles et reviennent chaque année.

 

Après un long voyage, elle retourne à son ancien nid.

 Hélas ! Il est déjà occupé.

 

 

 

Un petit tombé du nid., trop jeune pour s’envoler.

De toute façon, pour qu’il puisse prendre le vol,

 il faudra le lâcher, le moment  venu , depuis la hauteur dans le vide.

Une fois au sol, il ne peut pas s’élever de lui-même.

Il a besoin d’aide.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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