É D I T O R I A L

 

 

Je ne commence pas le livre aujourd’hui, sinon il y a déjà plusieurs mois. Lorsque j’ai créé pour lui une place sur mon ordinateur, ce fut pour y garder les documents que l’on m’envoyait déjà pour ce numéro 25 de AIR. La date de cette ouverture, si je ne me trompe pas, c’était le 18 décembre 2012.

J’écrivais au présent à ce moment-là car c’était le présent ; et  maintenant, quand je le raconte, c’est encore le présent. Le temps n’existe pas vraiment, c’est le moment que l’on est en train de vivre qui compte. Le passé peut nous servir de modèle, ou tout le contraire si on l’a mal vécu ; mais c’est du passé qui dans son temps était présent ; un présent resté figé, qui n’est plu, qui n’est pas aujourd’hui ; car tout change et s’enfuit. Le futur est un point d’interrogation qui sera le présent de demain. On ne sait pas ce qui va s’y passer, on ne peut que spéculer. Il faut vivre notre moment, notre présent d’aujourd’hui, le mieux possible, car il ne reviendra pas ; et pourtant ... il embarque toute l’éternité.

 

Donc, j’ai commencé en décembre de l’an passé ; j’ai continué à des dates différentes dont je ne me souviens plus mais qui étaient mon présent en ces moments-là. Et maintenant, 29 mai 2013, c’est toujours mon présent. C’est le printemps, mais on dirait plutôt l’automne, le vent souffle rageusement martyrisant les plantes sur mon balcon et la température a baissé.

 

Souvent nous nous demandons : “faut-il que j’agisse maintenant ou vaut-il mieux attendre un temps meilleur. Nous sommes en une époque de crise. Agir s’est se risquer à tout perdre. Et moi je pense que si nous pouvons nous permettre ce luxe, le luxe d’oser, c’est déjà un point à notre faveur. Beaucoup ne peuvent que se conformer. Ils subissent l’avalanche de malheurs qui leur tombe dessus en attendant que surgisse un « miracle ».

 

 

En tout cas moi, je continue à éditer la revue AIR. Pour l’appuyer, pour qu’elle ne disparaisse pas, je vais monter le prix de  l’abonnement d’un euro (deux euros pour l’Espagne, si je dois l’envoyer à domicile). Un euro de plus par année, ce n’est pas la mer à boire ; je crois que c’est à la portée de chacun. Et pour l’étranger, ce sera 25 euros, quatre euros de plus, pour couvrir une partie des frais d’envoi. Ceux qui habitent dans la ville de Málaga, peuvent venir chercher leur exemplaire au FICUS, à une date que l’on fixera.

 

Pour vivre, j’ai besoin d’AIR; et AIR a besoin de vous pour survivre.

 

Vous embrasse cordialement

Mariette

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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