Poeti Italiani

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Marco Masetti

 

Il Punto

 

Appuntito, ridotto e circoscritto

da non aver alcuna dimensione,

sua existenza è pura posizione,

senza peso in perenne sospeso.

 

Pur nulla avendo ogni misura,

cardine egli è di iascuna figura,

anzi in sua assenza concepir non si può

tanto la scienza che la geometrica struttura

 

Come scandisce il fraseggiar dello scrivano,

così dà fiato al ritono e al soprano,

da un punto solo ebbe origin l’universo

e senza il punto il navigante è perso.

 

Ma il punto poi cos’è?

Sul piano da due rette è intersecato

ed han due punti unica retta individuato,

poiché retta con punto son duali.

 

Ma senza il punto rette non si danno

e quindi ancor daccapo ricadiamo:

come lo zero e il numero sdegnosi,

il punto non ci svela il suo segreto.

 

Intanto il tempo che il movimento crea,

traslando il punto ecco un segmento traccia,

poi accostando al segmento altro segmento,

nello spazio indefinito ci sprofonda.

 

Ecco dunque la diritta linea,

che tra due punti sempre

un punto almen ci mostra

e fuor di questi tanti altri ancora.

 

Sono di Euclide i punti veri e netti

chiari alla mente e all’immaginazione,

ma se potessimo poi trascorrer là

ove lo spazio si perde di lontano,

 

in quei silenzi dell’empireo diafano

lungo l’estremo dell’insondabil piano,

unico punto improprio all’infinito

in ambo i versi segnerem col dito.

 

Ma ciò non basta al prode matematico:

moltiplicando in sé i natural numeri

di negativo radice non ritrova

ed ecco sogna il punto immaginario.

 

Accoppiando poi il real punto

della linea diritta ed ordinata

con questo immaginifico congegno

ecco una stirpe nova è generata.

 

Dalla retta si passa al roteare

di lancette in meccanico oriuolo,

che del tempo i corsi ed i ricorsi

batte al ritmo di archi e di gradi,

 

Del meriggio le tre più tre quarti,

del mattino più un quarto le nove,

punti sono reali in simmetria

perché posti in opposito orizzonte.

 

Verso l’alba le sei oppur mezz’ora

oltre l’ora maggior del desinare,

verticali le braccia si dispongono

coniugando coppie immaginate.

 

Le lancette che oblique si specchiano

segnan punti di ugual parti reali

ed oppongon contrari immaginari,

rivelando i complessi coniugati.

 

Del punto improprio or sulla retta,

ben osservando il fuggire di questa

ove mi appar d’orizzonte la linea,

l’esistenza verace affermar posso;

 

ma di punti complessi lungo il piano

né vedere né toccare m’è concesso,

per quanto il geometra argomenti

che, più degli altri, stipano la retta

 

e poi che per ogni invisibil paio

di punti si compessi e coniugati

ognor passa asse visibile e reale

e ancor si danno rette immaginarie.

 

Cosi nel mondo sussiston forze ed enti

che, seppur immaginari e fuor di esso,

con il reale non solo interagiscono,

ma vi si radicano indissolubilmente.

 

 

 

 

Version française du poème de Marco Masetti

par Mariette Cirerol

 

Le Point

Précis, réduit et circonscrit

au point de n’avoir aucune dimension,

son existence n’est que pure position,

sans poids ni pérenne suspension.

 

Pour n’avoir aucune mesure

peigne il devient, coiffant certaine figure.

On ne peut concevoir cependant aucune structure

scientifique ou géométrique en son absence.

 

De l’écrivain il scande l’écriture.

Et aussi le baryton et le soprano il aère.

D’un point est né l’univers

et sans point le navigateur se perd.

 

Mais qu’est-ce donc qu’un point ?

Entre deux lignes droites, une intersection.

Une définition se termine avec un point.

Deux points demandent explication.

 

Sans le point aucune loi se stipule.

Soulignons pour terminer

le zéro comme numéro rebelle,

le point ne dévoilant pas son secret.

 

Tandis que le temps crée le mouvement

en transposant le point traçant un segment,

en ajoutant au segment un autre segment,

le point s’approfondit dans l’espace indéfini.

 

Voilà que la ligne droite

qui entre deux points toujours

en montre au moins un, en montre

au delà de celui-là tant d’autres encor.

 

D’Euclide sont les points vrais et nets

à l’esprit et à l’imagination, pour les voir

il faudrait se déplacer là où l’espace

se perd dans le lointain.

 

Dans le silence de l’éther diaphane

tout au long du plan insondable,

l’unique point impropre à l’infini,

se signalera du doigt.

 

Mais ça ne suffit pas au vaillant mathématicien.

En multipliant par lui-même les numéros naturels

on ne retrouve pas le négatif de leurs racines.

Alors, on a recours à l’imagination.

 

En accouplant le point réel

de la ligne droite et ordinaire

à l’imaginaire conjoint

une nouvelle génération est créée.

 

De la ligne droite on passe à l’aiguillage

de la mécanique de l’horloge montrant

comme le temps tournant et se retournant

se bat au rythme des arcs et des degrés.

 

De midi à trois heures plus trois quarts,

du matin plus un quart à neuf heures,

les points sont réels en symétrie

parce que posés à l’opposé de l’horizon.

 

Vers l’aurore six peut-être une demi-heure

au delà de l’heure majeure du dessin,

verticalement les bras se disposent

conjuguant des copies imaginaires.

 

Les lancettes obliquement se reflètent

signalisant les points parfaitement réels

leur opposant des contraires imaginaires,

dévoilant la complexité conjuguée.

 

Du point impropre ou sur la ligne droite,

observant la fuite de cette dernière

sur moi apparaît la ligne horizontale,

pouvant alors en affirmer la véracité ;

 

mais de complexes points le plan s’allonge

ne me laissant ni le voir ni le toucher

car l’argument géométrique qui

plus que d’autres, stipule la droite

 

et puis par chaque paire invisible

de points complexes et conjugués

devient alors visible et réelle tout en

révélant d’autres droites imaginaires.

 

Ainsi dans le monde suscitent des forces,

des entités imaginaires et externes

qui non seulement interagissent

mais deviennent indissolubles.

 

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